C.S. CEYZERIAT BASKET

École d'arbitrage
15-12-18

Le basket manque d’arbitres. Les raisons sont multiples, les solutions pas si évidentes malgré les efforts développés pour remédier à ce manque. Cependant, une reste incontournable pour tenter de freiner cette hémorragie qui touche tous les clubs : la formation, avec une volonté, pour ceux qui l’organisent, de transmettre leur passion et de rendre cette fonction indispensable au jeu plus attractive, moins effrayante.
J’ai retrouvé cette volonté et cet esprit chez les intervenants lorsque je me suis rendu à une séance de formation à l’arbitrage organisée par le CS Ceyzériat le samedi matin 15 décembre à la salle de Domagne. Lorsque je suis entré dans le complexe sportif, j’ai immédiatement été frappé par le nombre important de jeunes présents, écoutants, d’une manière studieuse assis sur les gradins, les consignes de l’intervenant Romain Branche : d’abord une présentation de la formation et de son contenu, ensuite une distribution d’un petit livret d’explication des principales consignes.
Le groupe, une quinzaine de personnes, filles et garçons, s’est ensuite déplacé dans une plus petite pièce, rejoint par Riad Salem, le second intervenant, pour débuter l’enseignement théorique des rudiments de l’arbitrage. Déjà, des premiers gestes sont employés par chaque élève pour y associer les mots techniques sur lesquels les formateurs questionnent. On a perçu la timidité chez les uns et l’assurance chez les autres, des traits de caractère à tenir compte pour la pratique de l’arbitrage. L’ambiance s’est décontractée, tout le monde se connaît bien, il n’y avait que des joueuses et joueurs de basket, tous évoluant dans les catégories U13 ou U15.
Par manque de créneau horaire ce matin-là, la pratique s’est effectuée, d’un commun accord, sur le terrain extérieur. Le froid n’a pas empêché les élèves d’appliquer les consignes des formateurs en étudiant les placements des arbitres suivant la situation du jeu. Les jeunes apprentis ont également assimilé comment mieux reconnaître des fautes et l’encadrement des joueurs. Les interventions ont encore été encore hésitantes mais la base des règles a déjà été en partie acquise.
La séance s’est terminée au chaud, de retour dans la pièce. Une brève conclusion a été diffusée et la formation a pris fin.
Si l’intérêt de ces élèves est nourri pas la richesse et la complexité que représente le basket, le plus grand défi à relever restera la maîtrise de son environnement car la volonté de gagner nous conduit trop souvent à pointer du doigt la ou les personnes au sifflet comme responsable de nos échecs.
Nous connaissons tous cette phrase : "sans arbitre, il n’y a pas de jeu". Elle nous paraît à tous évidente. Mais emporté par l’ambiance du match nous oublions trop souvent que le jeune qui exerce cette fonction devant nous a peut-être déjà suivi une de ces formations et que, par conséquent, il en sait déjà plus que nous sur le sujet. Encourageons cette volonté de se former et de pratiquer et surtout, dialoguons avec ceux qui s’intéressent à l’autre côté du basket car je dis : "Sans arbitre, il n’y a pas le plaisir du jeu".