C.S. CEYZERIAT BASKET

Sylvain desmaris
14-12-18

Je rencontre Sylvain dans la salle du collège de Ceyzériat le vendredi soir avant l’entraînement des U13M, équipe qu’il gère en plus des nombreuses autres dans le club. L’ambiance est sportive. Nous sommes assis à table au bord du terrain face aux joueurs qui, en attendant l’heure du début de l’entraînement, exécutent de nombreux tirs au panier. Certains sortent du vestiaire et ne manquent pas de nous saluer au passage. Cette équipe, sur laquelle Sylvain travaille, accède aujourd’hui à la ligue. Elle disputera des matchs régionaux et représentera notre département dans sa catégorie.
 
 Loïck Covan : Peux-tu te présenter ?
Sylvain Desmaris : J’ai trente-neuf ans, je suis dans le basket depuis trente-cinq ans. J’avais un peu plus de quatre ans lorsque j’ai commencé ce sport. « Le basket est une grande partie de ma vie ». J’habite à Vonnas et je suis actuellement salarié du club du Cs Ceyzériat depuis deux ans comme responsable technique. L’idée est de coordonner toutes les équipes pour avoir du lien entre elles, sur la façon dont elles jouent afin de structurer le club dans ce domaine.
 
LCo : Quelles sont les grandes lignes de ton parcours sportif ?
SD : Vonnas a été le premier club dans lequel j’ai débuté le basket. J’y ai évolué jusqu’au niveau national. J’ai ensuite joué en espoir à la JL Bourg. J’y suis resté deux années. Puis je suis revenu à Vonnas avant de poursuivre à Lagnieu. J’ai fait plus d’une dizaine de saisons au niveau national. J’ai arrêté mon parcours de joueur en 2006. C’est à partir de cette année que je me suis réellement investi dans la fonction d’entraîneur même si j’avais déjà commencé à pratiquer avant. Cela fait maintenant une vingtaine d’années que j’entraîne.
 
LCo : Comment t’est venue cette volonté de poursuivre dans l’encadrement et le coaching ?
SD : Mon entraîneur de l’époque à Vonnas m’a conseillé d’essayer dans ce domaine. Il m’a dit : « je te verrai bien dans tout ce qui est animations sportives et autres… ». Il m’a fourni toutes les infos pour passer les diplômes d’éducateur sportif. Mes aptitudes et ma facilité dans tous les sports m’ont permis d’obtenir rapidement mon premier diplôme d’animateur sportif. Tout s’est enchaîné ensuite. J’ai passé mes diplômes d’entraîneur de basket, de préparateur physique, de musculation et bien d’autres.
 
LCo : C’est devenu une passion.
SD : j’ai toujours eu une passion pour le basket mais j’ai également une passion pour le sport en général. C’est la raison pour laquelle j’ai participé à des formations diverses en relation avec ce domaine. J’ai notamment obtenu un diplôme universitaire de nutrition pour le sport. C’est une spécialité vers laquelle je souhaiterais me diriger plus tard. En revanche, durant mon parcours scolaire, je n’ai jamais été orienté pour être professeur de sport. C’est une voie qui demande de longues études. Elle ne correspondait pas à mon profil. Je me suis donc concentré sur les diplômes fédéraux.
 
LCo : Comment es-tu arrivé au club de Ceyzériat ?
SD : Lucas Regnideir, un ancien joueur que j’ai coaché dans plusieurs catégories et qui jouait à Vonnas, m’a contacté lorsqu’il était encore au club de Ceyzériat, notamment au bureau. Il cherchait un nouveau salarié pour tenter d’améliorer le côté sportif du club. Fabrice Morellet avait pris contact avec moi quelques années auparavant pour coacher l’équipe première mais je ne souhaitais pas à l’époque me concentrer sur de la RM3 (Niveau régional 3 masculine). J’ai ensuite accepté car le projet du club m’a séduit.
 
LCo : Qu’est-ce que tu apprécies lorsque tu travailles au CS Ceyzériat ?
SD : Étant diplômé d’état du second degré, beaucoup de personnes sont étonnées de ne pas me voir entraîner dans un milieu plus professionnel et beaucoup plus haut. (Sylvain est diplômé du BE2 lui permettant d’accéder à des championnats nationaux mais aussi Pro B et Jeep élite l’actuel championnat de France). J’ai passé tous ces diplômes dans le but de gagner en compétence. J’ai toujours la volonté de m’engager dans tout ce qui peut m’apporter en connaissance. Je n’ai pas la volonté d’entraîner dans le milieu professionnel. Je recherche dans les clubs un esprit plus familial avec un vrai projet en construction. J’ai retrouvé cet esprit dans le club de Viriat ou de Villefranche sur Saône dans lequel j’ai entraîné. Des clubs qui ont malgré tout une volonté de résultats. J’apprécie, bien sûr, ces valeurs au CSC basket.
 
LCo : Quel est ton objectif à long terme dans le milieu du basket ?
SD : Le basket occupe une majeure partie de mon temps. Être salarié comme au CS Ceyzériat demande beaucoup d’investissement notamment dans la préparation des entraînements, pour n’importe quelle catégorie. J’ai été à mon compte à partir de 2011, ce qui demande un gros volume d’heures pour gagner de l’argent. Je suis également coach sportif et nutritionniste du sport pour particulier depuis six ans. Ma volonté est de trouver un équilibre entre toutes ces activités.
 
LCo : Quel est ton meilleur souvenir en tant que joueur ?
SD : J’en ai deux. Le premier : lorsque j’ai été vice-champion de basket UNSS avec ma bande de copains au collège à Vonnas. On s’est tous retrouvé pendant trois jours dans la ville Le Mans pour la phase finale du championnat de France UNSS. Le deuxième : le titre de champion de France Espoir avec la JL Bourg. Même si on était dans une structure plus professionnel, on était également une bande de copains entraînés par Pierre Murtin.
 
 
LCo : Et en tant qu’entraîneur ?
SD : Je n’en ai pas spécialement, ni un titre en particulier… Peut-être le premier : nous avons été champions de l’Ain avec une équipe cadette (U17 de nos jours) à Vonnas avec laquelle je travaillais depuis la catégorie benjamine (U13 de nos jours). J’ai également un ou deux joueurs qui m’ont marqué mais que je ne citerai pas.
 
LCo : Qu’est ce qui te met le plus en rogne lorsque tu entraînes ou coach ?
SD : Lorsque les joueurs sortent du cadre technique que l’on a construit durant les entraînements. Je n’aime pas, non plus, lorsque l’arbitrage manque d’équité pour les deux équipes. Je comprends les erreurs, j’accepte qu’ils soient plus ou moins tolérants mais je n’apprécie pas le déséquilibre et l’incohérence.
 
LCo : Qu’est ce qui te fait le plus plaisir lorsque tu entraînes ?
SD : D’abord, je me sens plus coach qu’entraîneur même si j’aime organiser et animer les séances. En tant que coach, j’aime la compétition. En tant qu’entraîneur, j’aime observer l’évolution des joueurs (ses). « C’est ce qui m’intéresse ».
 
LCo : As-tu un rituel avant les matchs ?
SD : Non. Je ne ressens pas vraiment de stress avant les matchs grâce aux nombreuses heures que j’ai passé sur le terrain et l’expérience que j’ai acquis durant mes années de pratique. Il y a toujours un peu de pression au début d’une rencontre mais qui s’estompe rapidement. « Je n’ai jamais été un grand stressé ».