C.S. CEYZERIAT BASKET

 

Interview: Léo Charvieux

J’ai retrouvé Léo Charvieux à la salle de Domagne de Ceyzériat pour notre rendez-vous. Ce joueur passionné a passé une bonne partie de son mercredi après-midi dans la salle pour son entraînement. Il m’a ensuite patiemment attendu pour l’interview qu’il a gentiment accepté de participer. Et pour terminer, il est resté jusqu’en début de soirée en participant à l’arbitrage du match amical des U13 garçons contre Saint Rémy. Bref,… un passionné.
 
Loïck Covan : Peux-tu te présenter ?
Léo Charvieux : J’ai treize ans, je suis en troisième au collège de Ceyzériat et j’habite également cette commune.
 
LCo : Que souhaites-tu faire ensuite ?
LCh : Je souhaiterais poursuivre mes études au Lycée Lalande à Bourg en Bresse et intégrer la section sport.
 
LCo : Cela consiste en quoi ?
LCh : On a deux heures de sport en plus qu’une classe normale.
 
LCo : Depuis combien de temps pratiques-tu le basket ?
LCh : J’ai commencé en U11 première année. Je joue actuellement dans la catégorie U15 entraînée par Sylvain Desmaris.
 
LCo : Comment t’est venue l’envie de commencer ce sport ?
LCh : À l’époque, un ami s’était inscrit au club de Ceyzériat. Je l’ai suivi pour m’amuser. Puis, c’est devenu une vraie passion.
 
LCo : Qu’est-ce que tu aimes le plus lorsque tu joues au basket ?
LCh : (sans hésiter) "La compétition !" Cela nous permet de se mesurer aux autres. Jouer au basket, pour moi, c’est aussi le plaisir de shooter. J’aime aussi pratiquer le sport en équipe. Ce qui me plaît, c’est la culture de l’entre-aide et la cohésion du groupe. Travailler ensemble pour que tous les joueurs s’entendent bien.
 
LCo : C’est quelque chose de simple à mettre en place ?
LCh : (Il sourit) Non ce n’est pas simple.
 
 
LCo : As-tu un rituel avant chaque match ?
LCh : Non, aucun.
 
LCo : Quelle est la situation actuelle de ton équipe en championnat ?
LCh : (La catégorie U15 possède deux poules de six équipes pour une première phase de championnat. Les deux premiers de chaque poule s’affrontent ensuite sur un match pour gagner leur montée en ligue) On est deuxième de notre poule. Il nous reste un match à jouer le week-end prochain (15 décembre 2018).
 
LCo : Penses-tu que vous accéderez au match de barrage pour monter en ligue ?
LCh : (Il grimace) Ça va être compliqué. L’équipe de Viriat qui est devant nous est une grosse équipe. Il nous manque encore un peu de combativité pour être à la hauteur.
 
LCo : Est-ce que tu t’intéresses aux championnats professionnels et quelles équipes ?
LCh : Je regarde un peu l’Euroligue et je suis la NBA. Je préfère le championnat américain car il y a plus de spectacle. J’aime l’équipe des Warriors (Ville de Golden state) et le joueur Stefen Curry, c’est un scoreur.
 
LCo : Et en Euroligue ?
LCh : L’équipe du CSK Moscou avec Nando De Colo (joueur international français).
 
LCo : Jusqu’à quel niveau aimerais-tu jouer plus tard ?
LCh : Je souhaiterais jouer en national.
 
LCo : Quelle (s) est (sont) ton (tes) autre (s) occupation (s) mis à part le basket ?
LCh : (grand silence pendant quelques secondes) Même si je consacre un peu moins de temps pour ce sport en dehors du club en raison des études, le basket est ma principale occupation.
 
LCo : Quel est ton principal défaut au basket ?
LCh : (il sourit) Je suis un mauvais perdant, à tous les jeux en général. Mais je me suis assagie même si j’ai toujours envie de gagner.
 
LCo : Sylvain a pris l’équipe U15 en cours l’année dernière et il est actuellement ton coach cette année. Comment ça se passe avec lui ?
LCh : (sans hésiter) Très bien.
 
 

Interview: Gérald Jobazé

S’il y a des personnes indispensables pour faire fonctionner une association ce sont les bénévoles. Un bénévole est une femme ou un homme qui offre ses compétences et son temps avec désintérêt, autrement dit gratuitement. Pour cette nouvelle interview, j’ai été reçu chez un bénévole qui a beaucoup donné de sa personne au CS Ceyzériat pendant plusieurs années et qui a le don naturel de soi.
 
Loïck Covan : Comment vas-tu ?
Gérald Jobazé : Ça va bien ! Je suis en convalescence depuis peu. Je travaille comme cuisinier dans une maison de retraite. Les conditions sont assez dures, du moins dans l’établissement où j’occupe mon poste. J’ai dû prendre un peu de repos.
 
LC : Explique nous quel (s) est (sont) ton (tes) rôle (s) au sein du club de Ceyzériat Basket ?
GJ : "Cette année, j’ai un peu réduit les voiles". Jusqu’à l’année dernière, je m’occupais de la buvette, des achats (boissons, nourritures et autres fournitures pour la restauration…). J’étais au bureau et je participais activement à toutes les manifestations. Aujourd’hui, je me suis restreint au conseil d’administration. Et je participe également aux grandes manifestations comme la choucroute que j’ai préparée et conditionnée avec l’aide d’autres bénévoles.
 
LC : Comment es-tu entré au CSC la première fois ?
GJ : Je suis entré au CSC lorsque Camille (fille de Gérald) a débuté le Basket en baby. J’aidais comme tous les parents bénévoles. Et puis j’ai réellement commencé à m’impliquer la dernière année de la présidence de Gérald Chauvet. J’ai cuisiné pour des manifestations comme la paella. Ensuite Fabrice Morellet a souhaité que j’entre au bureau pour m’investir plus. Il avait besoin de mes compétences. J’ai réellement commencé à m’investir lorsque Fabrice a pris la présidence du club.
 
LC : Pourquoi es-tu bénévole ?
GJ : J’aime la relation humaine, les ambiances conviviales. J’aime être avec les personnes que j’apprécie. Même si le soir tu es fatigué, ça n’enlève rien à la belle journée que tu as passée.
Et puis, s’il n’y a plus de bénévoles il n’y a plus de club. Que vont faire nos jeunes si on ne s’en occupe pas ? Ce n’est pas toujours marrant de se farcir une journée entière pour la fête du mini-basket mais au final les gamins sont heureux. Eux ont passé un super moment.
 
LC : D’où vient cet attachement au club de Ceyzériat ?
GJ : Cela fait 19 ans que nous habitons dans cette commune. Mais avant cela, lorsque j’étais enfant, habitant à Bourg en Bresse, ma mère m’amenait chez mes grands-parents à Ceyzériat le samedi matin après l’école pour passer les week-ends et venir jouer au foot au club. J’ai participé à de nombreuses activités notamment avec mon grand-père. "Je suis un peu du coin, je suis un peu du cru". Le destin aurait pu peut-être m’emmener ailleurs mais j’ai toujours eu l’ambition de construire ou acheter à Ceyzériat.
 
 
LC : Pourquoi est-ce compliqué de trouver des bénévoles dans les associations ?
GJ : Ce qui est important, c’est d’apporter une bonne qualité d’accueil et d’encadrement des nouveaux bénévoles. Ce n’est pas toujours évident ni facile dans le milieu associatif.

Interview : Fabrice Morellet

Le regard vif et chaleureux à la fois, Fabrice Morellet me reçoit dans l’étroit bureau du Cs Ceyzériat Basket. Malgré la porte fermée, on entend de l’autre côté les baskets qui couinent sur le terrain appartenant aux jeunes de la catégorie U11 garçons. Les bruits sont également couverts par les voix qui portent de leurs entraîneurs et les encouragements mutuels des joueurs. Pour ma première interview pour le club, j’ai en face de moi une personnalité du basket de Ceyzériat mais aussi au-delà du village.
 
Loïck Covan : Quel est ton parcours dans le monde du basket ?
Fabrice Morellet : J’ai commencé le basket en catégorie poussins (anciennement U11) à L’AS PTT de Bourg (ancien club de sport qui est né en 1967 et qui regroupe aujourd’hui plusieurs activités). J’ai poursuivi à la JL Bourg basket de minimes à cadets (anciennement U15 et U17) pour ensuite retourner à mon premier club en catégorie seniors. J’ai enchaîné au club de basket de Vonnas en national 4 et 3 puis au club de L’ASS Lagneu en national 4 et 3. Nous avions gagné notre ascension en national 2 mais j’ai choisi, à ce moment-là, de privilégier ma vie personnelle. J’ai fait une pause avant de venir à Ceyzériat.
 
 
LC : Comment es-tu arrivé pour la première fois au C S Ceyzériat basket ?
FM : J’avais pour habitude, à l’époque, d’assister régulièrement aux entraînements des professionnels de la JL Bourg dirigés par Pierre Murtin (entraîneur U15 U17 à la JL Bourg). Ce dernier connaît bien l’ancien président de Ceyzériat qui exerçait à ce moment-là. Ils ont échangé sur la difficulté à trouver des entraîneurs pour notre club. J’ai ainsi été mis en relation avec Richard par l’intermédiaire de Pierre Murtin et j’ai commencé à entraîner à Ceyzériat.
 
LC : Avant de devenir président, de quelle façon t’es-tu impliqué au CS Ceyzériat ?
FM : J’ai entraîné les catégories jeunes pendant plusieurs années avant de diriger l’équipe première Séniors Garçons qui a évolué en région. Cette équipe a été reprise par Franck Foilleret, Nicolas Henrio et Sylvain Desmarie actuellement. J’ai également participé au bureau.
 
LC : Cela a-t-il été un choix de devenir président ?
FM : Je n’ai pas été forcé de prendre la présidence du club. C’était au cours d’une période où je ne désirais plus entraîner. Lorsque Gérald Chauvet (ancien président du club de Ceyzériat avant Fabrice Morellet) a souhaité faire sa dernière année en tant que président, j’étais vice-président à ses côtés à cet instant. Nous avons travaillé ensemble durant cette organisation. Une amitié s’est créée et perdure encore aujourd’hui. Il a souhaité transmettre le club à une personne de confiance qu’il a reconnu en moi.
 
LC : Comment as-tu abordé la fonction de président au sein d’un club sportif, as-tu reçu une formation de la part du comité ?
FM : La seule réunion organisée par le comité de l’Ain pour les dirigeants des clubs de basket est une simple présentation des nouveaux présidents. Les clés pour être président et tout ce que j’ai appris sur la fonction m’ont été transmis par Gérald Chauvet. C’est lui qui m’a formé. J’ai également utilisé mon expérience nourrie par les nombreuses années passées dans le milieu du basket (à toutes les fonctions) et l’observation de la gestion des différents clubs de basket que j’ai fréquenté.
 
 
LC : Tu as survécu à un accident lors d’une manifestation du CSC Basket pour le tournoi 3x3 de l’édition 2015. Comment es-tu revenu d’une aussi terrible épreuve ?
FM : J’en suis revenu en me battant. On m’a souvent fait la remarque que mon esprit de combattant sportif s’est ressenti au court de ma rééducation. De toute façon, j’avais deux options. Soit je restais un légume soit je me battais et je récupérais le maximum de mes capacités en travaillant auprès de nombreux spécialistes.
 
LC : Comment s’est passé le retour aux commandes du club du CSC Basket après ce combat ?
FM : Après mon réveil, j’ai reçu les explications des circonstances de mon accident (survenu à la salle du collège au cours du tournoi Ainstar 3x3 2015). J’ai dit : "Le basket s’est terminé". Mes proches ont compris cette décision comme la volonté de me concentrer sur ma santé. Après plusieurs mois, et sous l’insistance de mes proches, j’ai refait certaines apparitions pour des matchs, avec beaucoup d’émotion. Puis on m’a sollicité pour participer à des réunions de bureau pour donner mon avis et apporter mon expérience. Je n’avais pas encore récupéré toutes mes capacités pour tenir pleinement une fonction au sein du bureau. J’ai alors expliqué ma situation aux spécialistes avec lesquels je pratiquais ma rééducation et la possibilité de mon retour dans le club ainsi que mes craintes liées. Ma femme et moi sommes entretenus avec les spécialistes. Ces derniers m’ont conseillé de reprendre l’activité au sein du club de Ceyzériat pour me rétablir. Et en effet, même si le début a été difficile, le club m’a aidé dans ma rééducation.
 
 
LC : Quelle (s) ambition (s) as-tu pour le club ?
FM : Lorsque l’on fait le point sur l’évolution du club depuis plusieurs années, avec la création de l’école de mini-basket, conduite par Catherine Chauvet, que nous avons réussi à pérenniser avec aujourd’hui une soixantaine de gamins, j’ai une grosse satisfaction pour ce travail. Je souhaiterais que l’équipe première (seniors garçons évoluant en régionale masculine 3-RM3) accède au niveau supérieur. Ce serait pour moi une autre satisfaction. Enfin, j’ai toujours rêvé de voir toutes nos équipes évoluer en ligue (niveau régional des championnats). Si tout se passe bien, nous aurons, au mois de janvier, cinq équipes qui évolueront dans cette catégorie. Ma volonté est que notre travail et notre sérieux soient reconnus dans notre département et au sein de la ligue régionale de basket. Ce désir marque notre intérêt à garder les joueurs qui souhaitent évoluer dans un meilleur niveau pour progresser.
 
LC : Lorsque tu n’es pas au basket, quelles sont tes occupations ?
FM : (Fabrice rigole) "Qu’est-ce que je fais lorsque je ne suis pas au basket ? Bah là, ces temps, je suis souvent au basket". "Même si j’avais dit, plus comme avant, ma femme me dit c’est pire qu’avant". Les circonstances et les situations font qu’à chaque journée de championnat je suis très présent. C’est peut-être aussi ma nature de beaucoup donner au club mais je fatigue malgré tout ainsi que mon entourage.